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Les travaux de Karnak (1900-2018)

Cahiers de Karnak

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favissa Ptah Charloux Thiers
G. Charloux, Chr. Thiers

Le temple de Ptah à Karnak III. La Favissa, TravCFEETK, BiGen 55, 2019

En décembre 2014, les fouilles entreprises à proximité du temple de Ptah à Karnak ont mis au jour une favissa, à savoir une fosse comblée d’objets, creusée à quelques mètres à l’arrière du sanctuaire de la divinité. La fosse contenait trente-huit objets mobiliers, statues, statuettes et éléments d’appliques statuaires, en calcaire, grauwacke, alliage cuivreux et fritte égyptienne, parfois recouverts d’or. La visualisation et l’analyse du comblement de la favissa ont été rendues possibles grâce à l’apport des méthodes modernes de relevés photogrammétriques et de modélisation 3D. Creusée à la fin de l’époque ptolémaïque, la fosse a servi à abriter une statue « déclassée » du dieu Ptah datant du Nouvel Empire, entourée d’éléments mobiliers et de nombreux bronzes osiriens, la plupart des objets remontant à la Troisième Période intermédiaire et à la Basse Époque (XXVe et XXVIe dynasties notamment). L’analyse et l’interprétation du comblement conduisent, dans cet ouvrage, à s’intéresser aux caches sacrées égyptiennes dans leur ensemble et à envisager le présent dépôt comme le témoignage de l’inhumation d’une statue du dieu Ptah dans le cadre de rituels osiriens. ------- In December 2014, excavation near the temple of Ptah in Karnak uncovered a favissa –a pit filled with objects– dug a few meters behind the shrine of the god. The pit contained thirty-eight objects, statues, statuettes and statuary elements, in limestone, greywacke, copper alloy and Egyptian frit, sometimes gilded. The visualization and analysis of the favissa filling has been made possible by the use of modern photogrammetric survey, and 3D modeling methods. Dug at the end of the Ptolemaic Period, the pit housed a New Kingdom broken statue of the god Ptah, surrounded by religious artefacts and many Osirian bronzes, most of the objects dating back to the Third Intermediate Period and the Late Period (especially 25th and 26th Dynasties). The analysis and the interpretation of the data lead, in this volume, to look at the Egyptian sacred caches as a whole, and to consider the present deposit as a testimony of the burial of a statue of the god Ptah in an Osirian ritual context. ------- في ديسمبـر 2014، كشفت أعمال الحفائر بمحيط معبد بتاح عن خبيئة ‐ عبارة عن حفرة مُلئت بلقى ‐ حُفرت على بعد أمتــار قليلة خلف مقصورة الإله، وتحوي هذه الحفــرة عدد 38 من اللقى المتنوعة: تماثيل مختلفة الأحجام وعناصر من تماثيل من الحجر الجيري ومن حجر الجريواك وسبائك النحاس بالإضافة إلى الفيانس المصري وفي بعض الأحيان تكون هذه اللقى مذهبة. لقد أصبح من الممكن تصور وتحليل هذه الخبيئة باستخدام المسح التصويري الحديث والنماذج ثلاثية الأبعاد. حفرت هذه الخبيئة في نهاية العصر البطلمي، وحوت على تمثال مكسور للإله بتاح من عصر الدولة الحديثة أحيط بعدد من اللقى الأثرية وكثير من التماثيل البرونزية الأوزيرية، ومعظم هذه اللقى يؤرخ لها بعصر الانتقال الثالث والعصر المتأخر(خاصة الأسرتين 25 و26). إن تحليل وتفسير البيانات في هذا الكتاب يرشدنا إلى الأخذ بعين الاعتبار الخبايا المصرية المقدسة ككل واعتبار المحتوى الحالي كدليل على دفن تمثال الإله بتاح في سياق الطقوس الأوزيرية.

Exporter la référence : IFAO Sommaire-Summary-Favissa-Ptah
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Luc Gabolde, Karnak, la genèse d'un temple
L. Gabolde

Karnak, Amon-Rê : la genèse d’un temple, la naissance d’un Dieu, BiEtud 167, 2018

L’ancienneté du temple de Karnak et la genèse du culte d’Amon ont longtemps fait l’objet de débats aux conclusions incertaines, faute d’indices déterminants, mais il est désormais possible de proposer de nouvelles hypothèses sur le développement du site et l’essor du culte d’Amon. Le Nil a connu des changements importants de son cours et il semble que le site de Karnak, primitivement situé rive gauche, soit devenu une île inhabitée durant l’Ancien Empire. Sous la XIe dynastie, après le rattachement de l’île à la rive droite, les nouveaux dynastes thébains mirent à profit les terres émergées pour édifier un sanctuaire, consacré à Amon-Rê, garant de leur légitimité. Cette divinité, quoique nouvelle, n’a pas été élaborée ex nihilo : elle synthétise le concept memphito-héliopolitain d’Imn, « caché », la dimension solaire empruntée à Rê-Atoum d’Héliopolis, l’iconographie et les liturgies coptites du dieu Min. Amon-Rê devint ainsi, pour ces souverains originaires du Sud, le dieu qu’ils avaient révélé et que les rois précédents n’avaient pas su reconnaître. ------ The age of the Karnak temple and the genesis of the cult of Amon have been the subject of debate and inconsistent conclusions for years, due to the lack of decisive elements, but it is now possible to present some new hypotheses on the development of the site and the rise of the cult of Amon. The course of the Nile clearly endured some major changes and it appears that the site of Karnak, that was originally located on the left bank, became a desert island during the Old Kingdom. In the XIth Dynasty, after the island became part of the right bank, the new Theban kings took advantage of the emerged land to build a sanctuary, dedicated to a new divinity, which was supposed to guarantee their legitimacy. The divinity, Amon-Re, though a new one, was not created ex nihilo. Amon-Re summarizes the Memphite Heliopolitan concept of Imn, «hidden», and the solar dimension that is a feature of Re-Item of Heliopolis, as well as the iconography and the Coptite liturgies of Min. For those sovereigns coming from the South, Amon-Re became the god that they contributed to reveal, to the contrary of the previous kings, who did not rightly appreciate it.

Exporter la référence : IFAO
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S. Biston-Moulin (dir.)

Inventaire des monuments, objets, scènes et inscriptions des temples de Karnak, Montpellier, 2016

Cette première livraison de l’inventaire bibliographique des monuments, objets, scènes et inscriptions des temples de Karnak a été rendue possible par le travail de dépouillement systématique de la documentation épigraphique des temples de Karnak dans le cadre du projet Karnak (Programme « Investissement d’Avenir » ANR-11-LABX-0032-01 Labex ARCHIMEDE). Débuté en 2013, ce projet d’édition des inscriptions des temples de Karnak a pour ambition de collecter, d’organiser et de rendre accessible le corpus des sources textuelles en hiéroglyphe, hiératique et démotique présentes ou issues des temples de Karnak. Depuis près de trois ans, ce projet rend ainsi progressivement disponibles dans une interface accessible en ligne les textes publiés ou encore inédits de Karnak, collationnés in situ. Près d’un demi-siècle après la dernière version actualisée publiée de la Topographical Bibliography of Ancient Egyptian Hieroglyphic Texts, Statues, Reliefs and Paintings de Bertha Porter et Rosalind Moss consacrée aux temples thébains, ce nouvel inventaire de la décoration des temples de Karnak permet d’inclure l’abondante bibliographie parue depuis, dont les nombreux projets archéologiques et épigraphiques conduits par le Centre Franco-Égyptien d’Étude des Temples de Karnak depuis sa création en 1967 (15 volumes des Cahiers de Karnak, plus d’une vingtaine de monographies et des centaines d’articles). Les premières versions de l’Inventaire des monuments, objets, scènes et inscriptions des temples de Karnak sont diffusées, avec une date de version, au format PdF depuis les sites internet du Centre Franco-Égyptien d’Étude des Temples de Karnak (MAE/USR 3172 du CNRS) et de l’équipe d’égyptologie de l’université de Montpellier (UMR 5140 du CNRS).

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R. David (éd.)

Céramiques ptolémaïques de la région thébaine, Cahiers de la Céramique Égyptienne 10, TravCFEETK, Le Caire, 2016

Ce volume présente les résultats de la table ronde internationale intitulée Theban Ceramics in Hellenistic context, organisée à Karnak les 28 et 29 septembre 2014. Il marque l’aboutissement du projet « Céramiques tardives d’Égypte (ive s. av. n. è.-viie s.), entre tradition et acculturation. L’apport des sites de Karnak et d’Ermant », financé par le Labex Archimede au titre du programme « investissement d’avenir ANR-11-LABX-0032-01. Outre un compte rendu de la table ronde proposant un nouveau système de classification, cet ouvrage réunit des contributions illustrant les progrès réalisés depuis quelques décennies pour notre connaissance du faciès céramique local de la période ptolémaïque, marqué à divers degrés par la présence grecque dans la région thébaine. Ainsi, le céramologue, l’archéologue et l’historien trouveront dans ce volume un outil de travail et de réflexion conforme à l’ambition des Cahiers de la céramique égyptienne. This volume presents the results of the international workshop untitled Theban Ceramics in Hellenistic Context, held in Karnak on the 28th and 29th September 2014. It results from the project “Late ceramics from Egypt (ive c. BC – viie c. AD), between tradition and acculturation. A case study from Karnak and Armant”, funded by Labex Archimede (ANR-11-LABX-0032-01). In addition to a report of the workshop introducing a new classification system, this book brings together contributions illustrating the progress made over the last few decades in our knowledge of the local ceramic feature during the Ptolemaic period, which is marked in varying degrees by the Greek presence in the Theban region. Thus, the ceramologist, the archaeologist and the historian will find a work tool according to the ambition of the Cahiers de la céramique égyptienne.

K. Madrigal (avec la collaboration de J.-Cl. Goyon)

La Chambre des Ancêtres du temple d’Amon-Rê à Karnak. Lettres inédites d’Émile Prisse d’Avennes à Jacques-Joseph Champollion-Figeac, TravCFEETK, Paris, 2016

La correspondance scientifique de Jacques-Joseph Champollion-Figeac, le frère aîné du célèbre déchiffreur des hiéroglyphes, acquise par le département de l’Isère et conservée aux Archives départementales, est une véritable mine d’informations. Après le décès prématuré de son frère en 1832, Jacques-Joseph va continuer certains travaux inachevés de l’égyptologue, devenir le dépositaire de sa mémoire et une figure incontournable pour tout ce qui touche à la science égyptologique. Aussi est-ce tout naturellement que Prisse d’Avennes s’adresse à lui en 1843 pour lui demander son soutien dans une entreprise audacieuse : le démontage et l’enlèvement de la Chambre des Ancêtres de Karnak. Cette affaire, digne d’un roman d’aventure, est documentée par de nombreuses lettres conservées dans les archives Champollion. Nous pouvons aujourd’hui découvrir, dans ces lettres passionnantes, comment se déroula cet enlèvement, sur fond de rivalités archéologiques dans un contexte politique très particulier, les dernières années du règne de Mehemet Ali.

S. Biston-Moulin, Chr. Thiers

Le temple de Ptah à Karnak I. Relevé épigraphique (Ptah, nos 1-191), II. Relevé photographique, TravCFEETK, BiGén 49, Le Caire, 2016

Situé sur la bordure nord du domaine d’Amon-Rê à Karnak, le temple de Ptah n’a pas fait l’objet d’une étude depuis les travaux pionniers de Georges Legrain en 1899 et 1900. Initié en 2008, un programme du CFEETK (MAE-CNRS USR 3172) vise à une compréhension globale de cet édifice bâti par Thoutmosis III, agrandi et décoré jusqu’au début de l’époque romaine. Les deux premiers volumes proposés livrent pour la première fois l’ensemble de la matière épigraphique du temple (fac-similés et textes hiéroglyphiques en ligne) ainsi que la couverture photographique complète, réalisée essentiellement après l’achèvement, en 2013, d’un important programme de restauration et de conservation. La documentation réunie dans ces deux volumes témoigne du rôle prépondérant du dieu Ptah dans les théologies thébaines. Dans ce temple où primitivement Amon-Rê était l’hôte de Ptah et d’Hathor, les théologiens de l’époque ptolémaïque ont adjoint Somtous l’enfant et Imhotep, l’architecte divinisé. Tout au long de son histoire, sur plus d’un millénaire et demi de fonctionnement, le temple de Ptah restera un lieu privilégié à Karnak, accueillant Amon-Rê et Osiris lors de leurs sorties processionnelles. Located on the northern edge of the precinct of Amon-Re at Karnak, the temple of Ptah has not been studied since the pioneering work of Georges Legrain in 1899 and 1900. A CFEETK (MAE-CNRS USR 3172) programme was begun in 2008 and aims to develop an overall understanding of this edifice which was built by Thutmose III and enlarged and decorated up until the beginning of the Roman period. The first two planned volumes will contain, for the first time, the ensemble of epigraphic material from the temple (facsimiles and hieroglyphic texts) as well as a comprehensive photographic coverage that was undertaken in 2013 after the completion of a large programme of restoration and preservation. The documentation gathered in these volumes is evidence of the leading role occupied by Ptah in Theban theology. In the beginning, Amon-Re was the host of Ptah and Hathor in this temple but theologians of the Ptolemaic period introduced Somtus the child and Imhotep, the deified architect. Throughout its long history, over fifteen hundred years of functioning, the temple of Ptah was a favoured spot at Karnak, receiving Amon-Re and Osiris at the moment of their processional outings. منذ الأعمال الرائدة لـ Georges Legrain فى عامى ١٨٩٩ و ١٩٠٠ لم يتم دراسة معبد بتاح الذى يقع فى الطرف الشمالى بمجال آمون ـ رع بالكرنك. فى عام ٢٠٠٨ بدأ برنامج المركز الفرنسى المصرى لدراسة معابد الكرنك (MAE-CNRS USR 3172) بهدف فهم شامل لهذا البناء المشيد بواسطة تحتمس الثالث، وقد تم توسيعه وتزيينه حتى بداية العصر الرومانى. المجلدان المعروضان يوفران للمرة الأولى كل المواد التصويرية للمعبد (صور طبق الأصل ونصوص هيروغليفية) كذلك التغطية التصويرية الكاملة، التى نفذت أساسا فى ٢٠١٣ بعد أن تم الإنتهاء من برنامج هام للترميم والحفظ. الوثائق التى تم جمعها فى هاذين المجلدين تشهد بالدور الريادى للإله بتاح فى لاهوت طيبة. فى هذا المعبد الذى كان - فى الأصل - آمون ـ رع المضيف لبتاح وحتحور، أضاف علماء لاهوت العصر البطلمى Somtous الطفل ( سما تاوى ) و إيمحتب ( المعمارى المؤله). لقد ظل لمعبد بتاح - عبر تاريخه الذى إمتد أكثر من قرن و نصف - مكانا متميزا فى الكرنك حيث كان يستقبل الإله آمون ـ رع وأوزيريس أثناء خروجهما الموكبى.

S. Biston-Moulin

Glossaire des inscriptions de Karnak I. Le vocabulaire, TravCFEETK, Montpellier, 2017

Cette première livraison du Glossaire des inscriptions de Karnak consacrée au vocabulaire a été rendue possible grâce au travail de dépouillement systématique de la documentation épigraphique des temples de Karnak réalisé dans le cadre du projet Karnak (Programme « Investissement d’Avenir » ANR-11-LABX-0032-01 Labex ARCHIMEDE). Débuté en 2013, ce projet d’édition des inscriptions des temples de Karnak a pour ambition de collecter, d’organiser et de rendre accessible le corpus des sources textuelles en hiéroglyphe, hiératique et démotique présentes ou issues des temples de Karnak. Depuis près de quatre ans, ce projet rend ainsi progressivement disponibles dans une interface accessible en ligne les textes publiés ou encore inédits de Karnak, collationnés in situ. Le présent volume compte un peu plus de 1600 notices d’emploi de vocable qui représentent environ 100.000 attestations dans les inscriptions traitées à ce stade. Les premières versions du Glossaire des inscriptions de Karnak seront diffusées, avec une date de version, au format PdF depuis les sites internet du Centre Franco-Égyptien d’Étude des Temples de Karnak (MAE/USR 3172 du CNRS) et de l’équipe Égypte Nilotique et Méditerranéenne de l’université de Montpellier (UMR 5140 du CNRS).

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S. Biston-Moulin, Chr. Thiers

Le Centre franco-égyptien d’étude des temples de Karnak. Livre du cinquantenaire 1967-2017, TravCFEETK, Louqsor, 2017

En juillet 1967, sous l’impulsion de Christiane Desroches-Noblecourt, alors conseillère permanente de l’UNESCO en Égypte, un accord bilatéral conduit à la création du « Centre franco-égyptien d’étude des temples de Karnak » (CFEETK). Le 11 juin 1970, Sarwat Okacha et André Malraux, Ministres de la culture égyptien et français, scellent la création de ce centre au statut à part dans le paysage égyptologique et patrimonial de la vallée du Nil. Le CFEETK devient alors le seul centre permanent franco-égyptien en charge d’un site archéologique majeur. De nombreux projets d’envergure ont pu être menés grâce à cette structure permanente. In July 1967 Christiane Desroches-Noblecourt, permanent Unesco adviser in Egypt, undertook a bilateral agreement leading to the creation of the « French-Egyptian Centre for the Study of Karnak Temples » (CFEETK). On the 11th of June 1970 plans were finalized by the Egyptian and French Ministries of Culture under the leadership of Sarwat Okacha and André Malraux, thereby creating a unique cultural heritage facility in the Nile valley. As a result, CFEETK became the only permanent dual Egyptian-French centre in charge of an important archaeological site, which in turn led to the feasibility of many large-scale projects within the Karnak Temple complex.

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