Étude des poternes (secteur sud-ouest de Karnak) et des graffiti démotiques

Présentation du projet de dégagement de deux poternes au sud-ouest du temple de Karnak et de l'étude des graffiti démotiques (Université de Lille/HALMA — CFEETK).

RESPONSABLE : Ghislaine Widmer (MCF, Université de Lille — Halma UMR 8164)
COLLABORATIONS INSTITUTIONNELLES : Halma UMR 8164 – Université de Lille / CFEETK-CNRS / MoTA

MEMBRES DE L’EQUIPE (2020-…) : Florie Pirou (archéologue-dessinatrice, CFEETK), Eugénie Poquet (Doctorante allocataire, Université de Lille), Jérémy Hourdin (CNRS-CFEETK)


L’équipe franco-égyptienne — Mission 2020 (© CNRS-CFEETK / HALMA-Université de Lille)

Lors d’une mission à Karnak en février 2017, notre attention a été attirée par une série de graffiti démotiques gravés sur les faces internes d’une poterne située dans le secteur sud-ouest de l’enceinte d’Amon. Cette porte, encore enterrée sur plus de 2 mètres, est associée à une seconde poterne, plus petite et entièrement remplie de déblais. Nous avons donc lancé le projet de dégager ces deux installations, originellement insérées dans une enceinte en briques crues, afin de vérifier si leurs parois comportaient d’autres inscriptions.

Des images d’archives ont permis de constater que la zone avait été entièrement dégagée au début du XXe siècle et nivelée dans les années 1947-1948 : notre travail a consisté essentiellement en un déblaiement des deux poternes.


Le chantier, mené avec le soutien du laboratoire HALMA UMR 8164 et du CFEETK USR 3172, a duré une dizaine de jours ; l’équipe était constituée de 6 ouvriers, de 2 inspectrices, ainsi que de 4 anciens ou actuels étudiants ou membres de l’Université de Lille : Jérémy Hourdin (ingénieur de recherche CNRS, CFEETK), Florie Pirou (dessinatrice, archéologue), Eugénie Poquet (doctorante allocataire, Université de Lille) et Ghislaine Widmer (MCF, Université de Lille). Si aucune nouvelle inscription démotique n’a été trouvée, les remblais, qui contenaient de nombreux tessons de céramique (Late-Roman / Coptic period), ont livré quelques fragments de blocs décorés ou épigraphiés. Les deux poternes ont révélé, comme on pouvait s’y attendre, un pavement dallé.

L’équipe « lilloise » à Karnak — Mission 2020 (© CNRS-CFEETK / HALMA-Université de Lille)

>> Présentation du projet sur le site de l’Institut de papyrologie et d’égyptologie de Lille (IPEL)