Louisa Ben Hamida

Doctorante en égyptologie — Université Paul-Valéry Montpellier 3, UMR 5140 ASM, équipe ENiM

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Parcours

— Depuis oct. 2020 : Doctorat en Égyptologie (contrat doctoral CNRS) (Université Paul-Valéry Montpellier 3, UMR 5140 ASM — en partenariat avec l’USR 3172 CFEETK).

Thèse : « Le culte royal dans le temple d’Amon-Rê à Karnak jusqu’à la fin de la XVIIIe dynastie » sous la direction du Pr. Marc Gabolde (université Paul-Valéry, Montpellier 3).

— 2021 : Diplôme d’Université d’Études Spécialisées en Égyptologie (DUESE) (Université Lumière-Lyon 2).

— 2020 : Master Mondes Anciens spécialité Égyptologie (Université Lumière-Lyon 2). Mémoire de recherche sur la « montée royale » : « Genèse et histoire de la “montée royale” du Moyen Empire au Nouvel Empire. Iconographie, inscriptions, fonctions », sous la direction du Pr. Lilian Postel.

Résumé de la thèse

Les recherches récentes sur le temple d’Amon-Rê à Karnak mettent en lumière le culte royal comme une composante centrale du temple et de la théologie amonienne. Ce projet de recherche doctorale a donc pour objectif d’étudier la place du culte royal dans le temple d’Amon-Rê à Karnak, des origines du temple au Moyen Empire jusqu’à la fin de la XVIIIdynastie au sein du téménos de Nectanébo Ier.

La vénération du roi, de sa famille et de ses ancêtres fut l’objet d’un grand intérêt de la part de certains souverains, comme en témoignent de nombreux monuments, statues, représentations et inscriptions. Ainsi, des pharaons comme Sésostris Ier, Amenhotep Ier, Hatchepsout et Thoutmosis III ont considérablement renforcé la place du culte royal dans le temple d’Amon-Rê à Karnak. Plusieurs de leurs monuments sont d’un intérêt majeur pour l’étude et la compréhension de la vénération du roi régnant et de ces ancêtres à Karnak. Par exemple, la cour en avant du temple du Moyen Empire formait un véritable complexe du culte royal avec plusieurs espaces dédiés à la vénération de la statue du roi. On assiste sous ces rois à une véritable démultiplication des espaces du culte royal. Ces souverains ont également contribué à structurer l’organisation rituelle et économique de la vénération royale comme l’atteste le calendrier d’offrandes pour les ancêtres royaux en façade de l’abattoir nord de la même cour, ou le « Rituel d’Amenhotep Ier ».

L’objectif de l’étude est de présenter le culte royal dans sa définition la plus large qui inclut les différents aspects de la vénération, soit honorer sans qu’il y ait nécessairement acte rituel et offrandes. Il s’agit de déterminer les individus, les espaces, les types de monuments et les supports de culte concernés, ainsi que les différents types de vénérations reçues par ces rois et les rituels associés.

La recherche a aussi pour but de considérer la place du culte royal au sein de la théologie amonienne et du temple de Karnak. En effet, la conception de la personnalité d’Amon-Rê et de son temple de Karnak sont les fondements qui permettent et contribuent à l’importance du culte des ancêtres royaux au sein du téménos du dieu et dans les liturgies qui se développent. Enfin, la thèse vise aussi à remettre en perspective la place du culte royal à Karnak par rapport aux autres temples divins d’Égypte.

Voir aussi dans «Organigramme»

Laura Bontemps Timothée Sassolas-Serrayet