Les services du Centre

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Égyptologie-Épigraphie

 

Les études égyptologiques menées dans l’enceinte des temples de Karnak touchent à tous les types documentaires, quel que soit le support (parois de temples, statuaire, ostraca…) et la langue utilisée (égyptien hiéroglyphique à ses divers stades, hiératique, démotique, copte, grec). Ces recherches sont étroitement associées aux études architecturales dans la mesure où l’essentiel des travaux concerne des monuments, en place ou démantelés. La compréhension historique et théologique d’un bâtiment ne peut aboutir sans l’analyse commune des relevés architecturaux et épigraphiques (décoration, scènes, textes) des parois. Les études concernent également tous les types de documents issus des fouilles archéologiques. Quels que soient les procédés utilisés, les relevés épigraphiques permettent de documenter un monument et d'en préparer l'étude pour publication.


Architecture-Archéologie

 

Les travaux colossaux de reconstruction réalisés par les architectes Georges Legrain et Henri Chevrier ont fortement contribué à l’aspect actuel du site mais livrèrent également des observations  fondamentales sur les procédés techniques antiques. Depuis, le complexe cultuel du temple d’Amon-Rê, avec près de 25 hectares de superficie, occupe une place majeure dans l’histoire architecturale, tant par l’échelle des vestiges que par l’évolution chronologique de l’art de bâtir des Anciens Égyptiens. À travers l’établissement d’une documentation précise, les fouilles conduites dans le temple permettent d'éclairer l'histoire du site sur la longue durée, du Moyen Empire jusqu’à la période romaine et chrétienne. Elles alimentent l'étude des stratégies et des choix architecturaux, topographiques ou spatiaux développés pour implanter les structures cultuelles. En collaboration avec les autres spécialistes, les approches archéologiques et architecturales contribuent à une meilleure compréhension des vestiges, du développement des temples, de l’histoire des techniques et de la manière de penser l’espace.

 

Photographie


Le service photographique a été très actif dès la première année de création du CFEETK.  Sous la responsabilité d’A. Bellod, il est devenu rapidement très performant et un outil apprécié de tous les chercheurs. La qualité de ses travaux et de ses installations en faisait alors l’admiration des professionnels de la photographie.
Plusieurs photographes se sont succédés dans ce Service et l’on peut retenir que sous la responsabilité d’A. Chéné il a subi une  transformation très importante avec le passage à la photographie numérique.
Soutien et collaborateur de la recherche, il est très impliqué dans les différentes activités et programmes de recherche, en relation avec les nombreux chercheurs français, égyptiens et étrangers. Il participe également aux travaux les plus récents du CFEETK et développe une nouvelle plate-forme technologique d’acquisition de données photographiques en relation avec différentes bases de données. Son rôle majeur consiste en l’enregistrement des vestiges architecturaux, des parois et blocs épigraphiés, de la statuaire et des objets archéologiques. 

 

Archives et documentation

 

Le service de documentation du CFEETK a pour vocation d’archiver tous les types de documents concernant Karnak, ainsi que son matériel archéologique. Dans les faits, il se compose d’un fonds photographique de près de 200.000 clichés, d’un fichier bibliographique de 4.000 titres et de quelques 18.000 fiches de carnets de fouilles archéologiques ou de dépôts lapidaires. Cette masse documentaire représente plus d’un siècle de photographies sur Karnak. Le premier objectif est d’établir un système informatisé permettant la numérisation du fonds ancien et son dépouillement. Le second objectif est de pouvoir mettre progressivement en ligne cette documentation. Toutes ces informations sont en cours de saisie et sont archivées dans des bases de données. À plus long terme, il s'agit de réaliser un espace documentaire qui permettra d’accéder à tout ce qui a été publié, photographié et découvert à Karnak.

 

Conservation-restauration

 

Une équipe franco-égyptienne d’environ quinze personnes assure la conservation-restauration dans l’enceinte du temple et travaille en collaboration avec les autres spécialistes (épigraphie, archéologie, architecture, taille de pierre…). Les recherches menées sont ainsi étroitement liées au travail des restaurateurs. La conservation-restauration se partage en plusieurs pôles : la consolidation des monuments et des blocs épars présents dans le temple et l’intervention au quotidien sur les chantiers archéologiques. C’est un chaînon essentiel permettant la préservation des monuments et des objets trouvés au cours des fouilles. Il améliore en outre leur lecture et favorise ainsi la documentation graphique et photographique et par là même l’étude du site.
Si la conservation-restauration était autrefois consacrée aux études des altérations des bâtiments et aux problèmes de remontées capillaires, aujourd’hui le travail est plus orienté sur les interventions in situ.

 

Anastylose, taille de pierre

 

Grès, granite, diorite, calcite, calcaire et quartzite constituent les matériaux les plus employés dans les constructions de Karnak. Dès 1967, un service de taille de pierre a été créé au sein de CFEETK pour prendre en charge les travaux de reconstruction, d’anastylose et de mise en valeur du site. Il est constitué de tailleurs de pierre, Volontaires Internationaux et travailleurs indépendants.
Les anastyloses participent à la sauvegarde générale du site : la reconstruction d’un édifice offre une qualité optimale de conservation dans le futur. Aujourd’hui, en effet, les parements des blocs sont exposés aux intempéries et, en retrouvant leur position de stabilité d’origine et une cohésion d’ensemble, les forces exercées sur ces derniers sont largement amoindries car réparties uniformément. Le fait de remonter les blocs en position d’origine permet également de trouver l’emplacement d’un grand nombre de petits fragments, de les réintégrer à l’édifice et d’éviter ainsi leur perte ou leur dégradation. De même, de nouvelles faces épigraphiées, dévoilées par le déplacement des blocs, peuvent être relevées et étudiées.
Ce service participe également à la recherche : le réassemblage des blocs en position d’origine permet d’obtenir un ensemble de caractéristiques techniques, architecturales et archéologiques qui ne pourraient pas être révélées à l'examen des seuls blocs épars. Les anastyloses permettent en effet d’appréhender les monuments dans leurs contextes d’origine. Par ailleurs, le travail de reconstruction permet d'observer et de documenter des techniques et des modes opératoires du travail de la pierre des anciens Égyptiens.

 





Dernière mise à jour : 28-05-2014

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