CNRS-CFEETK 23660




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Edifice de Taharqa du Lac (KIU 416)

XXVe dynastie / Taharqa


Ce monument en grès est construit entre le lac sacré et le mur sud de l’enceinte de Thoutmosis III. Il a été érigé sous le règne de Taharqa, à la XXVe dynastie ; il comprend des remplois d’une construction démantelée de Chabaka. Sa superstructure originale présente deux niveaux. L’accès se faisait depuis l’est, probablement au moyen d’une rampe aujourd’hui disparue. Un espace fermé par des murs en briques crues reliait cet édifice avec le « pseudo-nilomètre » de Taharqa (KIU 2360). Les parties supérieures de l’édifice de Taharqa sont aujourd’hui détruites. Les éléments subsistants permettent de proposer la restitution d’un ensemble de salles qui entouraient une cour à ciel ouvert où devait être célébrés des rites solaires. Ces parties furent probablement détruites à la suite du déplacement de l’obélisque unique au IVe siècle de notre ère. Un très grand nombre de blocs épars a été découvert autour de l’édifice ainsi que dans le lac sacré ; la riche décoration de ces derniers n’est pas encore pris en compte ici à ce stade du projet. La partie la mieux connue du temple comprend un ensemble de cinq pièces qui forment la partie dite « souterraine ». Elles furent en particulier étudiée par R.A. Parker, J. Leclant et J.-Cl. Goyon. Ces salles sont accessible depuis un escalier situé dans l’angle sud-ouest de l’édifice. Les parois de ces salles présente une décoration religieuse élaborée qui met principalement en scène le parcours osirien et solaire du dieu Amon, en lien avec la célébration des fêtes décadaires du dieu. Les parois extérieurs nord, sud et ouest de l’édifice de Taharqa sont décorées (d’est en ouest, suivant la trajectoire soleil) par un grand registre de scènes qui représentent le roi face à divers dieux et déesses, en particulier la triade amonienne et des divinités solaires. Les noms de Taharqa ont été usurpés sous Psammétique II, à la XXVIe dynastie, pour les parois extérieures ainsi que pour celles des parties supérieures du monument. Cependant, les cartouches kouchites ont été seulement partiellement effacés pour les salles « souterraines », certains étant même encore bien lisibles.

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